Your Feedback

mardi 29 novembre 2011

Fenêtre sur le marché - Novembre 2011




Les ventes de copropriétés sont les plus sensibles aux fluctuations économiques
En juin 2011, les ventes de propriétés ont affiché une première hausse à la suite de treize mois consécutifs de baisse. Par catégorie de propriété, ce sont les copropriétés qui ont été les premières à afficher une augmentation du nombre de ventes. Plus précisément, depuis le mois de mai 2011, les copropriétés n'ont affiché que des hausses des ventes, alors que les unifamiliales et les plex ont continué de présenter des résultats à la baisse ou de flirter avec le statu quo. La copropriété s'était également démarquée après la récession, où elle avait affiché les plus fortes croissances entre les mois d'octobre 2009 et de mars 2010. Les faibles taux hypothécaires et la croissance de l'économie auront donc profité davantage à la copropriété qu'aux autres catégories.

C'est d'ailleurs ce que nos recherches révèlent : la copropriété est la catégorie la plus sensible aux fluctuations de la conjoncture économique. À la lumière d'une étude empirique sur la période de janvier 2001 à septembre 2011, nous avons observé l'impact qu'ont certains (voir le document complet)

Aussi dans ce numéro

Contactez-nous


 
Hausse des ventes résidentielles en octobre au Québec
En octobre 2011, 5 913 ventes résidentielles ont été enregistrées sur le système MLS® au Québec, soit un nombre 7 % supérieur à celui d'octobre 2010. Cette augmentation constitue la cinquième hausse mensuelle consécutive au chapitre des ventes dans la Belle Province. Les transactions résidentielles ont augmenté dans cinq des six régions métropolitaines de recensement (RMR) en octobre 2011. La RMR de Gatineau arrive en tête de liste avec une hausse de 22 % des ventes (293 ventes). Les RMR de Québec (583 ventes) et Montréal (3 019 ventes) ont également connu des résultats supérieurs à la  moyenne provinciale avec des augmentations respectives de 8 % et 7 %. Les RMR de Sherbrooke (125 ventes) et Trois-Rivières (74 ventes) ont, quant à elles, enregistré des augmentations de 4 % et 1 %, respectivement. La RMR de Saguenay est la seule à avoir connu un recul des ventes résidentielles, où les 100 transactions enregistrées en octobre 2011 représentent une baisse de 6 % par rapport à octobre 2010.


Des statistiques détaillées sur l'activité MLS® pour la province et chacune des régions métropolitaines sont disponibles chaque mois dans la section Carrefour statistiques MLS® du site Web de la FCIQ. Pour les consulter,

Conférence du service Analyse du marché : bilan 2011 et perspectives 2012
Le service Analyse du marché de la FCIQ tiendra en janvier 2012 la première édition d'une conférence annuelle sur le marché de la revente québécois et ses perspectives. L'évènement sera annoncé sous peu. Surveillez attentivement vos courriels afin d'en connaître le programme et les modalités d'inscriptions.


Prenez note que « Fenêtre sur le marché » fera relâche en décembre en raison de la période des Fêtes. Notre bulletin sera de retour en janvier, avec le « Mot de l'économiste » qui traitera de nos prévisions provinciales pour 2012.

L'état de santé financière des ménages québécois selon le profil des emprunteurs
Dans une étude publiée récemment par son service d'études économiques, Desjardins analyse la situation financière des ménages québécois endettés au cours de la période 2000-2010 selon le groupe d'âge et la tranche de revenus auxquels ils appartiennent. Le ratio dette/actif (RDA), qui permet de déterminer dans quelle mesure les ménages peuvent couvrir leurs dettes par leurs actifs*, a augmenté légèrement pour tous les groupes d'âge, mais celui des 35 à 44 ans a connu une hausse un peu plus importante. Néanmoins, 80 % des ménages entre 35 et 44 ans ont des actifs suffisants pour limiter leurs risques de défaut de paiement, 16 % sont dans une zone d'inconfort et seulement 4 % sont à risque de défaut de paiement. Ce sont plutôt les ménages de moins de 35 ans qui supportent le RDA le plus élevé et qui comptent la proportion la plus importante des ménages susceptibles de manquer à leurs engagements (11 %). Cette proportion décroît toutefois à partir de 35 ans. Par ailleurs, l'étude signale également que le bilan des ménages à plus faible revenu s'est un peu amélioré depuis 2000, mais que celui dans les tranches supérieures de revenu s'est légèrement détérioré. La part des ménages à risque de défaut de paiement est toutefois très petite dans les tranches supérieures et elle augmente au fur et à mesure que les revenus diminuent. Pour consulter l'étude, cliquez ici.
* Selon les critères de l'étude, un ménage se situe dans une zone de confort lorsque son RDA est inférieur à 0,8. Il se situe dans une zone d'inconfort lorsque son RDA est entre 0,8, et 2, inclusivement. Finalement, un ménage est considéré à risque de défaut de paiement lorsque son RDA dépasse 2.

Les propriétaires québécois sont à l'aise avec leur ratio prêt/valeur
L'Association canadienne des conseillers hypothécaires accrédités (ACCHA) vient de publier son rapport annuel sur l'état du marché hypothécaire résidentiel au Canada, dans lequel elle dévoile les résultats de sa dernière enquête menée auprès de 2 000 titulaires de prêts hypothécaires à travers le pays. Les Québécois se distinguent par leur niveau de confort vis-à-vis leur dette hypothécaire, 79 % des Québécois sondés ayant affirmé être à l'aise avec leur ratio prêt/valeur. Il s'agit de la plus forte proportion de tout le Canada, où la moyenne se situe à 74 %.


À l'échelle canadienne, 88 % des détenteurs d'hypothèques estiment que leur équité est d'au moins 10 %. Les prêts hypothécaires à termes fixes sont demeurés les plus populaires, alors que 56 % des nouveaux prêts et des renouvellements en 2011 étaient à termes fixes. Bien que jusqu'ici en 2011 les taux hypothécaires à cinq ans affichés étaient en moyenne de 5,38 %, les Canadiens ont réussi à négocier des taux d'en moyenne 3,92 %, soit un escompte de 1,46 point en moyenne. Des 525 000 nouveaux prêts hypothécaires accordés en 2011 au Canada, l'ACCHA estime que 59 % étaient amortis sur une période de 0 à 25 ans, contre 27 % sur une période de 26 à 30 ans et 14 % sur une période supérieure à 30 ans. Selon les données de l'ACCHA, la proportion de nouveaux prêts amortis sur 25 ans ou moins n'aura jamais été aussi faible.


Lorsque questionnés sur leur capacité à absorber une augmentation des taux d'intérêt, 89 % des répondants canadiens ont affirmé qu'ils seraient en mesure de supporter une hausse supérieure à 1 point de pourcentage, et 79 % une hausse de 2 points ou plus. Finalement, nombreux sont les emprunteurs qui ont volontairement accru le remboursement de leur hypothèque au cours de la dernière année. Le rapport estime que 16 % des détenteurs de prêts hypothécaires ont augmenté leur paiement mensuel, 17 % ont effectué un paiement forfaitaire et 5 % ont augmenté la fréquence de leurs paiements.

Pour consulter l'étude complète, cliquez ici.

L'inflation ralentit au Canada en octobre
Selon Statistique Canada, les prix à la consommation ont augmenté de 2,9 % au Canada sur la période de 12 mois se terminant en octobre 2011. Cette progression des prix fait suite à la hausse de 3,2 % observée en septembre. Les prix plus élevés des aliments (+ 4,3 %) et de l'essence (+ 18,2 %) expliquent en bonne partie la hausse des prix à la consommation enregistrée en octobre.


L'indice de référence de la Banque du Canada (BdC), qui fait notamment abstraction des prix de certains aliments et de l'essence1, était en hausse de 2,1 % sur la période d'un an se terminant en octobre et se trouve donc toujours à l'intérieur de la fourchette visée par la Banque du Canada (entre 1 % et 3 %). Cette augmentation s'est faite à un rythme légèrement moins élevé que lors du mois précédent (2,2 %).


La BdC utilise l'inflation mesurée par l'indice de référence comme guide dans l'établissement de son taux directeur, qui lui a un impact sur les taux hypothécaires variables. La BdC augmente son taux directeur lorsque l'inflation s'accroît et dépasse significativement la cible de 2 %, ce qui entraîne généralement une hausse équivalente des taux hypothécaires variables. En revanche, la BdC diminue son taux directeur lorsque l'inflation demeure considérablement en dessous de cette cible, ce qui conduit habituellement à une baisse des taux hypothécaires variables. Pour connaître d'autres facteurs qui expliquent les fluctuations des taux hypothécaires au Canada, cliquez ici.


1 L'indice de référence de la Banque du Canada fait abstraction des huit composantes les plus volatiles de l'indice des prix à la consommation (fruits, légumes, essence, mazout, gaz naturel, intérêts hypothécaires, transport interurbain et produits du tabac) ainsi que de l'effet des variations des impôts indirects sur le reste des composantes.


Pour consulter le communiqué officiel de Statistique Canada, cliquez ici.

Pour vous abonner à nos nouvelles économiques, cliquez ici.

Principaux indicateurs économiques - Octobre 2011

(1) Proportion de personnes ayant répondu « Oui » à cette question.
Note : Les flèches de couleur verte indiquent une bonne nouvelle et celles de couleur rouge une mauvaise nouvelle. Les flèches bidirectionnelles indiquent une stabilité.
Sources : Banque du Canada, Statistique Canada, Conference Board et SCHL.
© 2011 Fédération des chambres immobilières du Québec. Tous droits réservés.