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mardi 24 janvier 2012

Fenêtre sur le marché Janvier 2012




Perspectives 2012 du marché résidentiel au Québec : encore de l'élan
Malgré des perspectives économiques mitigées, le marché immobilier résidentiel devrait connaître une autre bonne année en 2012, principalement en raison de la faiblesse des taux hypothécaires qui demeureront près de leur creux actuel, c'est-à-dire leur plus bas niveau en 60 ans. Le nombre de transactions MLS® connaîtra une très légère augmentation par rapport à 2011 et la croissance des prix, bien qu'elle soit en perte de vitesse, sera légèrement supérieure à l'inflation.


Des taux d'intérêt à un creux de soixante ans
Sur la scène économique, 2011 a été marquée par la crise de la dette souveraine dans plusieurs pays de la zone euro et par des préoccupations quant à la vigueur de la reprise économique américaine. L'incertitude sur les marchés financiers mondiaux a entraîné un afflux de capitaux internationaux au Canada, pays considéré en bonne position sur plusieurs plans, notamment sur celui des finances publiques. L'achat de titres de dette canadiens, jugés moins risqués (voir le document complet)


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Baromètres MLS® : l'édition du quatrième trimestre de 2011 arrivera le 27 janvier
Les Baromètres MLS® du marché résidentiel du quatrième trimestre de 2011 seront disponibles sur le site Web de la FCIQ le 27 janvier 2012. N'hésitez pas à les consulter afin de connaître les plus récents résultats du marché immobilier dans la province et ceux de ses six régions métropolitaines. Pour vous abonner et être avisé de la sortie des Baromètres dès leur publication, cliquez ici.


Le marché immobilier a bonne mine en Abitibi et sur la Côte-Nord
Au cours de l'année 2011, le prix médian des unifamiliales au Québec a augmenté de 4 % par rapport à 2010 pour atteindre 217 500 $. Les hausses de prix médians les plus fortes pour une unifamiliale ont été observées dans les agglomérations de Sept-Îles (+ 17 %), de Val-d'Or (+ 17 %) et de Rouyn-Noranda (+ 19 %). Leur niveau a atteint, pour chacune d'entre elles, 205 500 $, 191 500 $ et 190 000 $. À titre comparatif, celui des unifamiliales situées à l'extérieur des régions métropolitaines de la province s'élevait à 153 000 $ en 2011, soit une hausse de 3 %.


C'est également dans ces trois agglomérations que l'on observait les conditions de marché les plus serrées au Québec en 2011, c'est-à-dire où les vendeurs étaient les plus avantagés. L'écoulement de l'inventaire était tel qu'il fallait environ 4,6 mois pour écouler tout le stock de maisons à Sept-Îles, 4,7 mois à Val-d'Or et 5,0 mois à Rouyn-Noranda. Baie-Comeau (6,6 mois) et Amos (6,9 mois) complètent le décompte des cinq agglomérations qui présentaient le rythme d'écoulement de l'inventaire le plus rapide. L'an dernier, la croissance du prix médian des unifamiliales fut de 8 % dans l'agglomération de Baie-Comeau et de 4 % dans celle d'Amos.


Finalement, dans ces agglomérations qui bénéficient du boum d'exploration minière, les délais de vente moyens pour les maisons unifamiliales étaient tous en deçà des 90 jours, comparativement à une moyenne de 113 jours pour les maisons situées à l'extérieur des régions métropolitaines. À Sept-Îles, il fallait compter environ 70 jours pour qu'une unifamiliale trouve preneur, 87 jours à Val-d'Or, 80 jours à Rouyn-Noranda, 81 jours à Amos et 89 jours à Baie-Comeau.

Plusieurs institutions financières revoient leurs prévisions économiques à la baisse pour 2012
Au cours du dernier mois, plusieurs institutions financières ont publié leurs prévisions économiques pour 2012 et 2013. Par rapport aux prévisions précédentes, on remarque une révision à la baisse des perspectives de croissance économique au Québec et au Canada, mais une hausse des prévisions de croissance aux États Unis en 2012. Des indicateurs plus récents, tel l'emploi et les dépenses des consommateurs, font état d'une accélération de l'activité économique aux États Unis. En revanche, le marché du travail au Québec a enregistré des pertes d'emploi importantes au cours des derniers mois de 2011, ce qui a ébranlé la confiance des consommateurs et pourrait limiter leurs dépenses en 2012. La réduction de leurs dépenses, jumelée au contrôle serré de celles des gouvernements fédéral et provincial, expliquent les prévisions de croissance économique plus faibles pour le Québec.



Le Québec atteint les 8 millions d'habitants
Selon le dernier bilan démographique publié en décembre 2011 par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), la population québécoise aurait atteint les 8 millions d'habitants au cours de la fin de l'année 2011. En 2010, la population québécoise s'est accrue d'environ 76 000 habitants grâce, notamment, à un accroissement naturel (naissances moins décès) de 30 000 personnes et à une migration nette atteignant un sommet de cinquante ans1 avec 43 000 personnes. La croissance de la population québécoise étant inférieure à celle du Canada, le poids démographique du Québec a légèrement diminué pour atteindre 23,1 % de la population canadienne au 1er juillet 2011. Toutefois, en termes absolus, le nombre de québécois ne devrait pas reculer d'ici 2056 selon les plus récentes prévisions démographiques de l'ISQ. Cependant, son augmentation devrait ralentir progressivement avec comme seul moteur, d'ici quelques années, la migration internationale. Pour consulter l'étude complète, cliquez ici.
1 Correspond au début de la compilation de la statistique par l'ISQ en 1962.

Bilan 2011 du marché de l'emploi
Selon Statistique Canada, l'économie québécoise a créé 38 500 emplois en 2011, ce qui représente une hausse de 1,0 % par rapport à 2010. De plus, tous ceux créés étaient des emplois à temps plein (+ 39 100 postes), puisque ceux à temps partiel ont enregistré une légère baisse (- 600 postes). Le marché de l'emploi au Québec a connu une évolution en deux temps en 2011: au cours des 9 premiers mois de l'année, la tendance était à la hausse, mais des pertes importantes ont été enregistrées au cours des derniers mois de l'année. Le taux de chômage moyen en 2011 était toutefois légèrement inférieur à celui de 2010, soit 7,8 % contre 8 %.


Parmi les six régions métropolitaines de recensement (RMR) de la province, Sherbrooke, Trois-Rivières, Québec et Gatineau ont connu une augmentation du niveau de l'emploi en 2011 par rapport à 2010 de l'ordre de 6 400 emplois (+ 6,9 %), 3 400 emplois (+ 5,1 %), 9 500 emplois (+ 2,3 %) et 3 700 emplois (+ 2,2 %). En revanche, la RMR de Saguenay a affiché une perte de 1 500 emplois, ce qui équivaut à une baisse de 2,2 %. L'emploi a légèrement diminué dans la RMR de Montréal en 2011, avec 1 700 postes de moins qu'en 2010 (- 0,1 %).


Le taux de chômage a augmenté dans les RMR de Québec et de Gatineau en 2011, pour s'établir à 5,3 % et 6,8 % respectivement. La RMR de Québec continue toutefois d'afficher le plus faible taux de chômage parmi les six RMR de la province. Celles de Saguenay, de Sherbrooke, de Trois-Rivières et de Montréal ont connu des baisses de leur taux de chômage en 2011. Leur niveau a respectivement diminué à 7,0 %, 6,9 %, 8,7 % et à 8,3 %.



Bilan des mises en chantier en 2011 au Québec
Selon les statistiques provisoires de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, la construction de 41 836 logements a débuté dans les centres de 10 000 habitants et plus au Québec en 2011, soit une diminution de 4 % par rapport à 2010. Ce recul des mises en chantier dans la province fait suite à une hausse de 18 % en 2010.


La RMR de Saguenay, avec 859 logements, a enregistré la hausse des mises en chantier la plus vigoureuse parmi les six RMR de la province en 2011 (+ 10 %). De plus, les 22 719 logements, dont la construction a commencé dans la RMR de Montréal en 2011, représentent une progression de 3 % par rapport à 2010. Celles de Trois-Rivières, Québec, Gatineau et Sherbrooke, ont toutes enregistré un recul du nombre de mises en chantier, soit respectivement de - 34 %, - 18 %, - 10 % et de - 5 %.


Pour consulter le bilan 2011 des mises en chantier dans les agglomérations de la province, cliquez ici.


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Principaux indicateurs économiques - Décembre 2011

(1) Proportion de personnes ayant répondu « Oui » à cette question.
Note : Les flèches de couleur verte indiquent une bonne nouvelle et celles de couleur rouge, une mauvaise nouvelle. Les flèches bidirectionnelles indiquent une stabilité.
Sources : Banque du Canada, Statistique Canada, Conference Board et SCHL.
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