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mardi 27 mars 2012

Fenêtre sur le marché Mars 2012

Abordabilité : les propriétés au Québec sont-elles vraiment devenues inaccessibles?
Pour plusieurs, la hausse spectaculaire du prix des propriétés au Québec depuis quelques années (le prix moyen d'une maison unifamiliale est passé de 110 849 $ en 2000 à 247 054 $ en 2011, soit une augmentation de 123 %), donne l'impression que l'immobilier résidentiel est devenu inaccessible pour un premier acheteur. D'un autre côté, les revenus des ménages ont augmenté au fil des années et les coûts d'emprunt historiquement bas viennent certes réduire considérablement l'effort financier nécessaire à l'achat d'une propriété. En fin de compte, où se situe l'abordabilité des propriétés aujourd'hui si on la compare avec celle des décennies précédentes? Le calcul de l'évolution du taux d'effort, c'est-à-dire de la proportion du revenu que l'on doit consacrer à la mensualité hypothécaire afin d'acquérir une propriété, nous aidera à répondre de manière précise à cette question.

Puisque les données les plus anciennes dont nous disposons sur le prix des propriétés au Québec remontent à 1980, notre démonstration débute à cette période. Pour le calcul du taux d'effort, nous devons (voir le document complet)
 

 



 
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Hausse généralisée des ventes au Québec en février 2012
Après avoir progressé de 2 % en janvier 2012, le nombre de transactions résidentielles conclues par l'intermédiaire du système MLS® au Québec a augmenté de 11 % en février 2012 par rapport au même mois de l'année précédente. Il s'agit de la neuvième hausse mensuelle consécutive à ce chapitre. Par catégorie de propriété, la copropriété s'est distinguée avec une augmentation de 17 % des ventes, suivie de l'unifamiliale (+ 10 %) et des plex (+ 4 %). Parmi les six régions métropolitaines de recensement (RMR) de la province, Trois-Rivières arrive en tête avec une hausse de 39 % et 104 transactions. La RMR de Sherbrooke a également connu un excellent mois de février avec une augmentation de 34 % et 213 transactions. Les RMR de Québec, Gatineau et Montréal ont vu leurs ventes augmenter de 23 %, 14 % et 9 % respectivement. Finalement, la RMR de Saguenay a été la seule à connaître une baisse des ventes en février 2012 de l'ordre de 7 %.

Des statistiques détaillées sur l'activité MLS® pour la province et chacune des régions métropolitaines sont disponibles chaque mois dans la section « Carrefour statistiques MLS® » du site Web de la FCIQ. Pour les consulter, cliquez ici.

Les ventes démarrent l'année en trombe dans l'agglomération de Granby
Au cours des mois de janvier et février 2012, 153 transactions ont été réalisées par l'intermédiaire du système MLS® dans l'agglomération de Granby, comparativement à 102 durant la même période en 2011. Il s'agit d'une augmentation des ventes de 50 %, soit la plus forte de la province en ce début d'année parmi toutes les agglomérations de taille similaire et les régions métropolitaines. Plus en détails, il y a eu, au cours des deux premiers mois de l'année, 116 ventes (+ 53 %) dans la Ville de Granby, 30 ventes dans le secteur de Bromont et 7 dans le secteur de Saint-Alphonse.

La prochaine édition du Baromètre MLS® provincial, qui sera diffusée à la fin du mois d'avril, dressera le bilan complet du premier trimestre de 2012 dans l'agglomération de Granby.


De meilleures perspectives pour le marché résidentiel au Canada
Le 5 mars dernier, l'Association canadienne de l'immeuble (ACI) a revu à la hausse ses prévisions pour le marché résidentiel canadien en 2012, ajoutant également des prévisions à l'horizon de 2013. Ainsi, l'ACI entrevoit désormais une légère hausse des ventes (+ 0,3 %) en 2012, alors qu'elle anticipait une légère baisse (- 0,5 %) lors de ses précédentes prévisions publiées en novembre dernier. La prévision du prix moyen national a également été revue à la hausse ; alors qu'une baisse de 1,1 % était anticipée pour l'année 2012 en novembre dernier, l'ACI prévoit maintenant que le prix moyen sur l'ensemble du marché canadien devrait rester le même qu'en 2011. Pour 2013, une hausse du prix moyen de 0,9 % est prévue.

En ce qui concerne le Québec, l'ACI a repris les perspectives du service Analyse de marché de la Fédération des chambres immobilières du Québec pour l'année 2012, prévoyant une hausse des ventes de 2,3 % alors qu'elle avait anticipé une stagnation (- 0,1 %) lors de ses précédentes prévisions. Pour l'année 2013, elle prévoit que le nombre de transactions sur le marché de la revente au Québec devrait demeurer relativement stable (+ 0,2 %) par rapport à ce qui est prévu pour l'année en cours. Avec une hausse de 2 %, le prix moyen devrait, quant à lui, continuer de croître mais à un rythme inférieur à ce que l'on devrait observer en 2012 (+ 3 %).

Au chapitre des autres provinces, l'Alberta devrait, au cours des deux prochaines années, être la province la plus dynamique avec une hausse des ventes de 6,8 % en 2012 et de 1,7 % en 2013. En revanche, c'est au Manitoba que les hausses de prix devraient être les plus musclées, avec une augmentation de 3,5 % en 2012 et de 3 % en 2013. À l'opposé, la Colombie-Britannique et l'Ontario devraient connaître une baisse des ventes respectivement de 1,9 % et 2 % en 2012. La baisse devrait se poursuivre en Ontario en 2013 (- 1,7 %) alors qu'un retour de la croissance des ventes est anticipé pour le marché britanno-colombien (+ 0,3 %).

La Banque du Canada est préoccupée par l'accroissement de la consommation financée par l'emprunt sur la valeur nette des propriétés
Dans sa plus récente Revue, la Banque du Canada dresse un portrait détaillé de la situation financière des ménages au Canada. La banque souligne que la dette moyenne des ménages (en dollars constants de 2010) a augmenté pour tous les groupes d'âge entre 1999 et 2010, mais la hausse a été particulièrement marquée pour les ménages âgés entre 31 ans et 45 ans. Les taux d'intérêt historiquement bas et la hausse des revenus ont alimenté l'essor de la dette globale des ménages au cours de la période analysée. De plus, la hausse vigoureuse des prix des propriétés, ainsi que les innovations financières, ont permis aux ménages d'accéder plus facilement au crédit et d'emprunter des sommes plus élevées. En effet, le principal moteur de la croissance de l'endettement des ménages au Canada entre 1999 et 2010 a été l'extraction de liquidités de l'avoir propre foncier*. Les ménages sont de plus en plus nombreux à retirer des fonds sur une ligne de crédit garantie par leur propriété et à refinancer leur hypothèque de manière à augmenter le montant dû à leur institution financière. Selon la Banque du Canada, le niveau élevé d'endettement actuel, combiné au fait que les sommes empruntées ont surtout servi à financer la consommation et les rénovations domiciliaires, place les ménages dans une situation vulnérable face à une hausse des taux d'intérêt, à une diminution des revenus et à une baisse des prix des propriétés au Canada. Pour consulter l'étude, cliquez ici.

*Cette catégorie de crédit inclut le montant des refinancements hypothécaires, la variation nette du montant des prêts hypothécaires lors d'un transfert de propriété d'une propriété existante et les montants empruntés sur des lignes de crédit garanties par l'avoir propre foncier.
L'économie canadienne a progressé de 0,4 % au quatrième trimestre de 2011
Selon Statistique Canada, le produit intérieur brut (PIB) réel canadien1 a cru de 0,4 % au quatrième trimestre de 2011 par rapport au trimestre précédent où il avait augmenté de 1 %. La croissance observée au quatrième trimestre s'explique principalement par la hausse des dépenses de consommation et des exportations qui ont progressé de 0,7 % et de 1,1 % respectivement. Pour leur part, les importations ont augmenté à un rythme moins important que les exportations, soit de 0,5 %, ce qui a entraîné une amélioration du solde commercial au Canada. De plus, l'investissement dans le secteur du logement a augmenté de 0,8 % et ceux des entreprises en usines et matériel ont progressé de 2 %. Finalement, les dépenses gouvernementales sont demeurées inchangées au quatrième trimestre de 2011.

Notons finalement que, pour l'ensemble de 2011, le PIB réel a progressé de 2,5 % au Canada après avoir connu une croissance de 3,2 % en 2010.

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1En données désaisonnalisées
Principaux indicateurs économiques - Février 2011
(1) Proportion de personnes ayant répondu « Oui » à cette question.
Note : Les flèches de couleur verte indiquent une bonne nouvelle et celles de couleur rouge, une mauvaise nouvelle. Les flèches bidirectionnelles indiquent une stabilité.
Sources : Banque du Canada, Statistique Canada, Conference Board et SCHL.
 
 
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