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samedi 26 janvier 2013

Fenêtre sur le marché Janvier






Perspectives 2013 du marché immobilier résidentiel au Québec : baisse de régime en vue
La faiblesse des taux d’intérêt hypothécaires et la croissance, bien que modeste, du marché de l’emploi devraient favoriser le marché immobilier résidentiel en 2013. En revanche, le resserrement des règles hypothécaires entré en vigueur en juillet dernier, qui a fortement contribué au ralentissement des ventes en deuxième moitié de l’année 2012, continuera de freiner l’activité sur le marché immobilier en 2013. Le nombre de transactions réalisées par l’intermédiaire de courtiers immobiliers au Québec devrait connaître une diminution de 4 % par rapport à 2012 et la croissance des prix sera plus modérée, tant pour l’unifamiliale que pour la copropriété.

Les nouvelles règles hypothécaires ont changé le contexte

Depuis le 9 juillet 2012, la période maximale d’amortissement pour les nouveaux prêts hypothécaires assurés a été réduite à 25 ans, rendant la qualification au financement plus difficile pour certains premiers acheteurs. Ce resserrement des règles hypothécaires, le quatrième depuis 2008, explique en bonne partie le ralentissement prévu de l’activité sur le marché immobilier résidentiel au Québec en 2013. (voir le document complet).








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Une majorité d’organismes anticipent une baisse des ventes sur le marché immobilier résidentiel québécois en 2013
Plusieurs organismes ont publié récemment de nouvelles prévisions quant au nombre de ventes résidentielles qui seront conclues en 2013 au Québec. La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) est la seule à prévoir une hausse du nombre de transactions, soit une augmentation de 1,4 %. La Banque TD entrevoit une baisse de 3,3 % et Desjardins, un recul de 3,2 %. Pour notre part, la FCIQ avance une prévision de 74 000, soit une décroissance des ventes de l’ordre de 4,5 % pour 2013 au Québec. Pour consulter nos prévisions détaillées, reportez-vous au « Mot de l’économiste » qui accompagne cette publication.



Légère augmentation des ventes résidentielles au Québec en 2012
Au Québec, 77 463 ventes résidentielles ont été enregistrées en 2012 par l’entremise des courtiers immobiliers, soit 292 transactions de plus qu’en 2011. Pour la première fois depuis 2009, le marché de l’unifamiliale a été le plus dynamique. En 2012, cette catégorie a été la seule à connaître une croissance des ventes, alors que 54 079 maisons ont changé de mains en 2012, soit 1 % de plus par rapport à 2011. Lors des deux années précédentes, le marché de la copropriété avait été le seul à afficher des hausses de ventes. En 2012, il a plutôt connu un ralentissement de 2 %, avec 16 358 ventes conclues. Les plex ont affiché une légère diminution de 3 %, avec 6 607 transactions.

Le marché immobilier québécois a connu une année 2012 en deux temps. Alors que les deux premiers trimestres de l’année ont connu une augmentation des ventes (+ 6 % et + 8 %), les troisième et quatrième trimestres ont affiché des diminutions (- 6 % et - 12 %). Le changement de direction du marché durant la deuxième partie de l’année coïncide avec l’entrée en vigueur de nouvelles règles de l’assurance prêt hypothécaire en juillet 2012, qui réduisent notamment la période maximale d’amortissement pour les nouveaux prêts hypothécaires assurés à 25 ans.

Des statistiques détaillées pour la province et pour chacune des régions métropolitaines sont disponibles chaque mois dans la section « Carrefour statistiques » du site Web de la FCIQ. Celle-ci publie aussi, à chaque début d’année, des tableaux statistiques annuels pour toutes les régions métropolitaines et 31 agglomérations de la province. Pour les consulter, cliquez ici.



Les régions ressources se sont démarquées en 2012
En 2012, les meilleures performances quant à l’augmentation des ventes résidentielles ont été observées dans des agglomérations dont l’économie repose principalement sur l’exploitation de ressources minières et énergétiques telles que les agglomérations d’Amos (+ 32%), Thetford Mines (+ 14 %), Val-d’Or (+ 15 %), Sorel-Tracy (+ 16 %), Baie-Comeau (+ 20 %) et Matane (+ 18 %), qui sont parmi celles ayant affiché les plus fortes croissances des ventes résidentielles. Il s’agissait d’ailleurs de nombres record de transactions pour les agglomérations de Matane, Baie-Comeau, Thetford Mines et Amos.

Pour ce qui est de la croissance des prix, les régions ressources sont également arrivées en tête de liste en 2012. Le prix médian de l’unifamiliale a notamment augmenté dans les agglomérations d’Amos (+ 15 %), Sept-Îles (+ 14 %), Matane (+13 %), Baie-Comeau (+ 12 %) et Rouyn-Noranda (+ 8 %), comparativement à une hausse de 3 % pour l’ensemble de la province.







Légère hausse du taux d’inoccupation des logements locatifs au Québec

Selon les résultats de la dernière enquête sur le marché locatif de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le taux d’inoccupation des logements locatifs a augmenté dans l’ensemble des centres urbains du Québec entre octobre 2011 et octobre 2012. L’offre de logements locatifs est demeurée plutôt stable, alors que sous l’effet d’une accession accrue à la propriété et d’un ralentissement de la formation de jeunes ménages locataires, la demande a reculé dans plusieurs centres urbains.

Toutes les régions métropolitaines de recensement (RMR) ont connu une progression de leur taux d’inoccupation. Celles de Sherbrooke et de Trois-Rivières continuent d’afficher les taux les plus élevés avec 5 % et 5,2 % respectivement. À l’opposé, les RMR de Saguenay et de Québec ont enregistré un taux d’inoccupation de 2 %, le plus faible parmi les six RMR de la province. Dans la RMR de Montréal, le taux d’inoccupation est passé de 2,5 % en octobre 2011 à 2,8 % en octobre 2012, alors que la région de Gatineau a vu ce taux monter de 2,2 % à 3,3 % au cours de la même période.

Par ailleurs, le pourcentage de copropriétés qui étaient offertes en location a augmenté dans les RMR de Montréal et de Québec entre octobre 2011 et octobre 2012. La SCHL estime que 11 % du parc de copropriétés était offert en location dans la RMR de Montréal en octobre 2012, contre 9,3 % l’année précédente. Ce pourcentage a atteint 9 % dans la RMR de Québec en octobre 2012, comparativement à 6,3 % en octobre 2011. Le taux d’inoccupation des copropriétés offertes en location est demeuré stable et à un niveau comparable à celui du marché locatif traditionnel, tant dans la RMR de Montréal (2,7 %) que dans la RMR de Québec (2,2 %).

Pour consulter le rapport sur le marché locatif, cliquez ici.



Finances des ménages québécois : la situation n’est pas critique, mais des risques persistent
Dans une étude publiée récemment par son service d’études économiques, Desjardins analyse l’évolution de la dette moyenne des ménages québécois par rapport à leur revenu et par rapport à leur actif au cours de la période 2002-2012. L’organisme identifie également le profil des ménages les plus susceptibles d’éprouver des difficultés financières selon le groupe d’âge et la tranche de revenus auxquels ils appartiennent.

Leur analyse suggère que, bien que les dettes aient continué d’augmenter plus rapidement que les revenus en 2012, d’autres mesures de l’endettement des ménages sont demeurées plutôt stables. Par exemple, le poids des paiements hypothécaires mensuels par rapport au revenu est resté pratiquement inchangé comparativement à 2011 et s’est maintenu à un niveau inférieur à celui de 2002. De plus, le pourcentage de prêts en souffrance ainsi que la part des ménages qui risquent de ne pas respecter leurs engagements financiers étaient semblables à ceux de 2002. Cependant, cette situation pourrait se détériorer lorsque les taux d’intérêt commenceront leur remontée. Par ailleurs, le ratio dette/actif (RDA), qui permet de déterminer dans quelle mesure la valeur de l’actif des ménages est suffisante pour couvrir la valeur de leur dette, fait état d’une situation financière globale confortable en 2012. En effet, au cours des dix dernières années, le RDA a fluctué entre 0,2 et 0,3 au Québec, ce qui est considéré comme une zone de confort. Plus le RDA est faible, moins les ménages sont vulnérables du point de vue financier, puisque la valeur de leurs actifs est plus que suffisante pour couvrir la valeur de leur dette.

Finalement, de 2002 à 2012, l’accroissement des dettes a été particulièrement fort chez les ménages de 35 à 44 ans et chez les ménages avec un revenu de 100 000 $ et plus. La croissance de la dette a été plus rapide que celle des actifs dans ces deux groupes, ce qui a entraîné une détérioration de leur situation financière. Toutefois, les jeunes ménages (moins de 35 ans) et les ménages gagnant moins de 35 000 $ demeurent les plus susceptibles de manquer à leurs engagements. Pour consulter cette étude, cliquez ici.

*Selon les critères de l’étude, un ménage se situe dans une zone de confort lorsque son RDA est inférieur à 0,8. Il se situe dans une zone d’inconfort lorsque son RDA est entre 0,8 et 2, inclusivement. Finalement, un ménage est considéré à risque de défaut de paiement lorsque son RDA dépasse 2.



Bilan de l’emploi au quatrième trimestre de 2012 dans les régions métropolitaines du Québec
Selon Statistique Canada, le niveau moyen de l’emploi a augmenté vigoureusement dans la province au cours du quatrième trimestre de 2012, puisque 52 100 emplois ont été créés par rapport au trimestre précédent1. Cette hausse fait suite à la perte de 1 700 emplois au troisième trimestre de 2012. La progression de l’emploi au Québec au quatrième trimestre de 2012 a été accompagnée d’une légère baisse du taux de chômage. Ce dernier s’est fixé à 7,5 % contre 7,7 % au troisième trimestre de 2012.

Des gains au chapitre de l’emploi ont été observés dans la majorité des régions métropolitaines de recensement (RMR) de la province. Saguenay et Trois-Rivières ont été les seules RMR à enregistrer une baisse du niveau de l’emploi au quatrième trimestre de 2012 avec, respectivement, 3 500 et 2 900 postes de moins qu’au trimestre précédent. Les RMR de Montréal et de Québec ont connu les plus fortes augmentations, avec des hausses de 28 500 emplois et 3 700 emplois respectivement. Celles de Sherbrooke et Gatineau ont, quant à elles, gagné 2 500 postes et 400 postes respectivement.

Toujours au cours du quatrième trimestre de 2012, les RMR de Montréal, Québec et Sherbrooke, avec des taux de chômage respectifs de 8 %, 4,9 % et 6,9 %, ont connu une baisse à ce chapitre. Les RMR de Saguenay (9,8 %), Gatineau (6,5 %) et Trois-Rivières (8 %) ont vu leur taux de chômage augmenter au cours du quatrième trimestre de 2012, avec des hausses de 2,6, 0,4 et 0,2 point de pourcentage respectivement.

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1 Les données présentées ici correspondent à la série sur le niveau de l’emploi désaisonnalisé en moyenne mobile de 3 mois.


Principaux indicateurs économiques - Décembre 2012

(1) Proportion de personnes ayant répondu « Oui » à cette question.
Note : Les flèches de couleur verte indiquent une bonne nouvelle et celles de couleur rouge, une mauvaise nouvelle. Les flèches bidirectionnelles indiquent une stabilité.
Sources : Banque du Canada, Statistique Canada, Conference Board et SCHL.


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