Le marché immobilier n’avantage plus les vendeurs
Depuis plusieurs années, les vendeurs de propriétés résidentielles étaient habitués de jouir d’une position avantageuse lors des négociations. Or, depuis quelques mois, dans la grande majorité des régions du Québec, on observe un ralentissement des ventes, combiné à une augmentation du nombre de propriétés offertes. De plus en plus, la position des vendeurs n’est plus aussi dominante. Nous faisons ici le point sur les conditions de marché, c’est-à-dire le rapport de force entre acheteurs et vendeurs, dans différentes régions et selon la catégorie de propriété.

Nous déterminons les conditions du marché immobilier à l’aide du nombre de mois d’inventaire que nous définissons par le ratio du nombre de propriétés à vendre (inscriptions) par rapport au nombre de transactions réalisées au cours des douze derniers mois. L’annexe donne plus de détails sur le calcul et l’interprétation de cette mesure, ainsi que les critères que nous utilisons afin de déterminer si les conditions de marché sont à l’avantage des vendeurs, équilibrées, ou à l’avantage des acheteurs.
Unifamiliale : les vendeurs conservent leur avantage dans quelques marchés seulement
Le tableau 1 dresse le portrait des conditions de marché pour la maison unifamiliale au 1er trimestre de 2013 dans les principales régions de la province. (voir le document complet)
 

 



 
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Les Baromètres du 1er trimestre de 2013 sont arrivés et améliorés !
Les Baromètres FCIQ du premier trimestre de 2013 sont dès maintenant disponibles sur notre site Web (cliquez ici pour y accéder). De plus, notez que des améliorations ont été apportées aux découpages géographiques, aux gammes de prix et à la terminologie.

En ce qui a trait aux découpages géographiques, les limites des régions métropolitaines et des agglomérations ont été ajustées en fonction des nouvelles définitions du Recensement de 2011 de Statistique Canada. De plus, quatre agglomérations s’ajoutent aux éditions trimestrielles provinciales du Baromètre, soit celles de Baie-Comeau, Sept-Îles, Thetford Mines et Rivière-du-Loup. Finalement les découpages géographiques des régions métropolitaines de Montréal et de Québec sont dorénavant plus détaillés. Le Baromètre de Montréal passe de 27 à 45 secteurs et celui de Québec passe de 12 à 14 secteurs.

Également, les gammes de prix des tableaux 3 (conditions de marché) ont été révisées afin de mieux refléter les prix actuels des propriétés.

Finalement, concernant les conditions de marché (tableaux 3), un changement terminologique a été introduit : « écoulement de l’inventaire » devient « nombre de mois d’inventaire ». Ce changement a pour but de s’approcher davantage de la terminologie anglophone (Months of inventory ) largement utilisée ailleurs au Canada et aux États-Unis. Pour consulter la définition, cliquez ici.

N’hésitez pas à consulter les Baromètres FCIQ afin de connaître les plus récents résultats du marché immobilier dans la province et ceux de chacune de ses six régions métropolitaines. Pour vous abonner et être avisé de la sortie des Baromètres dès leur publication, cliquez ici.


Marché immobilier de Salaberry-de-Valleyfield : meilleur début d’année en trois ans
Lors des mois de janvier à mars 2013, 140 ventes de propriétés résidentielles ont été réalisées par l’entremise d’un courtier immobilier dans l’agglomération de Salaberry-de-Valleyfield, soit une augmentation de 6 % par rapport au premier trimestre de 2012. Au Québec, seules les agglomérations de Rouyn-Noranda (+25 %) et de Shawinigan (+6 %) ont aussi enregistré une hausse du nombre de transactions au premier trimestre de 2013. Pour Salaberry-de-Valleyfield, il s’agissait de la meilleure performance des ventes pour un premier trimestre depuis 2010, où 158 propriétés résidentielles avaient été vendues. Le prix médian des unifamiliales s’est élevé à 176 500 $ au premier trimestre de 2013, une hausse de 4 % en comparaison du premier trimestre de 2012. Finalement, les délais de vente se sont raccourcis de quatre semaines, alors qu’il fallait en moyenne 103 jours pour qu’une unifamiliale trouve preneur. Le marché immobilier pourrait vraisemblablement poursuivre son essor à court et à moyen terme, avec la nouvelle autoroute 30 qui dessert la région et les annonces d’investissements de plusieurs entreprises privées, dont Argex, qui pourrait créer jusqu’à 150 emplois dans la région.






Résultats d’un sondage : l’achat d’une maison demeure un bon investissement
Une nouvelle enquête tend à démontrer que les Québécois gardent confiance en l’investissement immobilier. Selon l’Enquête annuelle sur les tendances du marché résidentiel de la RBC, 84 % des Québécois croient que l’achat d’une maison ou d’une copropriété constitue un bon investissement. Près de la moitié d’entre eux croient qu’il est plus judicieux d’acheter une maison cette année, plutôt que l’année prochaine. Certaines inquiétudes relatives au marché immobilier ont cependant été relevées lors du sondage et, selon Danielle Coutlée, directrice, Vente stratégique et Soutien, Direction Québec pour la RBC, « Plus que jamais, les Canadiens ont besoin de l'expertise des professionnels de l'immobilier et des conseillers en prêts hypothécaires pour déterminer un plan adapté à leur situation dans un marché caractérisé par l'incertitude ». Pour consulter le communiqué officiel relatif à ce sondage, cliquez ici.


Copropriété : le Conference Board prévoit des croissances de prix malgré une hausse de l’inventaire
Le Conference Board du Canada a récemment publié sa revue trimestrielle sur les perspectives du marché de la copropriété au Canada et qui couvre plus spécifiquement au Québec les régions métropolitaines de Québec et Montréal.

Dans la région de Québec, l’organisme anticipe des hausses de 1,9 % des ventes de copropriétés pour 2013 et de 3,6 % pour 2014. Ces prévisions s’appuient sur le fait que la région de Québec présente une économie forte, avec une solide croissance de son taux d’emploi et de l’immigration. On prévoit un solde d’environ 4 300 nouveaux arrivants par année dans la région pour la période de 2013 à 2017, ce qui est largement supérieur à la moyenne de 3 100 au cours des 20 dernières années.

Malgré une hausse de la demande, la forte croissance du nombre de nouvelles constructions au cours des dernières années continue de surpasser la demande, ce qui a augmenté l’inventaire de copropriétés à son niveau le plus élevé. Dès lors, on prévoit un ralentissement de 43 % des mises en chantier pour 2013 et de 7 % pour 2014. Cependant, le marché devrait demeurer équilibré, ce qui engendrerait une hausse du prix moyen de 1,6 % en 2013 et de 2,8 % en 2014.

Dans la région de Montréal, les perspectives d’une meilleure croissance économique pour 2013, doublée d’une hausse du groupe des 55 ans et plus au sein de la population, justifient des prévisions de hausses des ventes de 1,5 % pour 2013 et 3,6 % pour 2014. Après avoir atteint des sommets de plus de 12 000 unités en 2011 et 2012, le nombre de mises en chantier devrait s’établir à 8 675 en 2013 (-28 %) et à 8 152 en 2014 (-6 %), soit des niveaux se rapprochant davantage de la moyenne historique des 20 dernières années.

En 2012, le marché montréalais de la copropriété est passé de Vendeur à Équilibré et le Conference Board prévoit que cette tendance se maintiendra au cours des prochaines années. Ils anticipent finalement une progression de prix de 2,1 % en 2013 et de 2,5 % en 2014.

Pour consulter le rapport complet (en anglais seulement), cliquez ici.



L’abordabilité s’est légèrement détériorée dans quatre des six régions métropolitaines de la province
Selon Desjardins, le niveau d’abordabilité des propriétés s’est dégradé dans quatre des six régions métropolitaines de recensement de la province au premier trimestre de 2013 par au trimestre précédent. C’est le cas, notamment, des régions de Québec, Saguenay, Sherbrooke et Trois-Rivières où il y a eu une augmentation du prix moyen des propriétés plus prononcée que celle du revenu disponible des ménages. À l’opposé, les régions de Montréal et d’Ottawa-Gatineau ont connu une hausse de leur niveau d’abordabilité, en raison d’une quasi-stabilité des prix à Montréal et de légères baisses de prix dans les environs de la capitale fédérale. Par ailleurs, l’institution financière attribue le récent refroidissement du marché immobilier au Canada aux nouvelles règles hypothécaires du gouvernement fédéral plutôt qu’à l’évolution de l’abordabilité des propriétés au pays.

Pour consulter le rapport complet, cliquez ici.


Baisse des ventes résidentielles au Canada en mars
Selon l’Association canadienne de l’immeuble, 39 527 transactions résidentielles ont été réalisées au Canada par l’intermédiaire du système MLS® en mars 2013, soit une diminution de 15,3 % par rapport au même mois en 2012. Il s’agissait de la huitième baisse mensuelle consécutive. Le résultat de mars 2013 est inférieur à la moyenne des mois de mars des cinq dernières années (2008 à 2012), fixée à 43 477 transactions. Toutes les provinces canadiennes ont enregistré des diminutions du nombre de ventes en mars 2013. Pour le Québec, la baisse a été de 14,8 %.

Par ailleurs, le prix moyen de l’ensemble des propriétés vendues au Canada s’est établi à 378 532 $ en mars 2013. Il s’agissait d’une augmentation de 2,5 % par rapport à la même période un an auparavant. Cette hausse est survenue suite à une baisse de 1 % enregistrée en février 2013 et a représenté l’augmentation la plus importante depuis novembre 2011. Les plus fortes augmentations du prix moyen ont été observées dans les provinces de Terre-Neuve (+8,5 %), du Manitoba (+7,2 %) et de la Saskatchewan (+6,9 %). Au Québec, la hausse du prix moyen des propriétés s’est élevée à 2,9 %. Trois provinces ont affiché des baisses de prix, soit l’Île-du-Prince-Édouard (-7,4 %), la Nouvelle-Écosse (-1,2 %) et la Colombie-Britannique (-1 %).

Pour consulter le communiqué officiel de l’ACI, cliquez ici.

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Principaux indicateurs économiques - Mars 2013

(1) Proportion de personnes ayant répondu « Oui » à cette question.
Note : Les flèches de couleur verte indiquent une bonne nouvelle et celles de couleur rouge, une mauvaise nouvelle. Les flèches bidirectionnelles indiquent une stabilité.
Sources : Banque du Canada, Statistique Canada, Conference Board et SCHL.
 
 
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